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Cérémonie annuelle en honneur aux policiers morts pour la France

 
Mercredi 07 mai à 11 heures, Didier Martin, Préfet du Gard a présidé à l’École Nationale de Police, la cérémonie à la mémoire des policiers morts pour la France, en présence de Henri Castets, Commissaire Divisionnaire, Directeur de l’École
Nationale de Police de Nîmes, Gil Andreau, Directeur départemental de la sécurité publique du Gard et Laurent Carron, Commandant de Police E.F., Directeur départemental de la police aux frontières.

À cette occasion, le Préfet du Gard a remis des médailles de la sécurité intérieure ou d’honneur de la Police Nationale à des fonctionnaires de police.

Message du ministre de l’'Intérieur, M. Bernard Cazeneuve

Commémoration du 8 mai 1945

Nous célébrons aujourd’hui le 69ème anniversaire de la victoire des Alliés sur la barbarie nazie et nous nous apprêtons à célébrer bientôt le 70ème anniversaire de la Libération.

Si la France a pu se tenir alors aux côtés des vainqueurs, c’est grâce à l’esprit de résistance et à l’engagement héroïque de nombre de nos compatriotes au nom des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. La geste ouverte avec l’appel lancé le 18 juin 1940 par le général de Gaulle, poursuivie par la résistance intérieure et par les forces françaises libres, s’est conclue au prix d’immenses sacrifices et avec le concours décisif de nos alliés, par la Libération du sol de la patrie et la victoire de la démocratie.

De nombreux policiers et agents du ministère de l’Intéreur, de tous grades et de toutes origines, figuraient parmi les combattants de l’ombre qui se sont sacrifiés pour cette cause. Vous connaissez certains de leurs noms, entrés dans l’Histoire. Ainsi celui de Jean Moulin, plus jeune préfet de France en 1937, arrêté et torturé une première fois par l’ennemi le 17 juin 1940, créateur du Conseil national de la Résistance, arrêté à nouveau en 1943, mort sans avoir parlé. Ainsi celui d’Arsène Poncey, brigadier, chef du groupe « Valmy » de l’Armée volontaire de la police parisienne, mort en déportation.

Les noms d’autres héros demeurent gravés dans la pierre des monuments aux morts face auxquels nous nous recueillons aujourd’hui. Par leur action clandestine, ils ont su entraver les projets criminels de l’occupant, hâter la Libération de la patrie et sauver la vie d’innocents persécutés. Songeons à eux avec gratitude et respect.

Ces  exemples doivent  vous inspirer encore aujourd’hui. Vous êtes le bras armé de la République et vous assurez ainsi à nos concitoyens le droit à la sûreté dans une société démocratique.

Cette mission est essentielle : il n’en est pas de plus noble. Je sais qu’elle est également difficile.  La violence contre laquelle vous vous dressez vous oblige à faire preuve de courage et de dévouement. Chacune de mes sorties sur le terrain m’amène à en mesurer la portée.

Au cours des douze derniers mois, certains de vos collègues ont ainsi perdu la vie en accomplissant leur devoir. La Nation leur sera éternellement reconnaissante de leur sacrifice. Nos pensées vont à leurs proches et les accompagnent dans la douleur du deuil.

D’autres parmi vous ont été blessés en exerçant leurs missions. Je leur adresse mes vœux de prompt rétablissement et leur exprime mes sentiments de gratitude et d’admiration.

Mais c’est à chacun d’entre vous, en cette journée de recueillement patriotique, que je veux assurer de mon soutien sans réserve. Par ma voix, c’est le pays tout entier qui vous rend hommage et vous exprime sa confiance. En assurant sa sécurité, vous assumez l’héritage des combattants de la Liberté.

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