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Cérémonie commémorative de l’appel du Général de Gaulle le 18 juin 1940

 
 
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Mercredi 18 juin 2014, Didier Martin, Préfet du Gard a présidé la cérémonie commémorative de l’appel historique du Général de Gaulle du 18 juin 1940, au monument des Martyrs de la Résistance à Nîmes.

Participaient notamment à cette cérémonie, Madame Monique Boissiere, conseillère municipale déléguée à l’armée et au Monde combattant, représentant Monsieur Jean-Paul Fournier, Sénateur Maire de Nîmes, Madame Corinne Giacometti, vice-présidente du Conseil Régional représentant Christian Bourquin, président de la Région Languedoc Roussillon, Monsieur Auzon-Cape, conseiller général, représentant Monsieur Damien Alary, président du conseil général, Monsieur Yvan Lachaud, Président de Nîmes Métropole, Monsieur Eric Burle, commissaire de la sûreté départementale et le colonel Franck Chatelus, colonel de la 6ème brigade légère blindée représentant le Général Kolodziej, délégué militaire départemental, commandant d’armes de la place de Nîmes.

Devant une foule nombreuse, Didier Martin, Préfet du Gard a fait lecture du message de Monsieur Kader Arif, secrétaire d’État auprès de ministre de la défense chargé des anciens combattants et de la mémoire.

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Message de Monsieur Kader ARIF

Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la défense,

chargé des anciens combattants et de la mémoire

Le 18 juin 1940, au lendemain de l’annonce de l’armistice, le général de Gaulle appelait depuis Londres les Français à refuser la défaite et à poursuivre le combat. Un combat qui fut mené pendant 4 ans au prix de sacrifices et de souffrances et qui permit la Libération de la France. Dans son appel du 18 juin, le général de Gaulle déclarait : « Quoi qu’il arrive, la flamme de la Résistance ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ».

 Peu nombreux furent les Français, de métropole et d’Outre-mer, qui entendirent cet appel. Mais ils étaient en nombre suffisant pour y répondre. Pour que naisse, dès le 18 juin 1940, la France Libre. Pour que commence le combat moral, politique et militaire qui conduisit la France à siéger aux côtés des vainqueurs, celui grâce auquel elle retrouva sa place dans le concert des Nations.

En cette journée nationale, nous rendons aujourd’hui hommage au général de Gaulle, chef de la France Libre et à tous ceux qui l’ont rejoint pour défendre une certaine idée de la France et de ses valeurs : Liberté, Egalité, Fraternité. Défendre ses valeurs au prix d’un danger de tous les instants et parfois du sacrifice suprême.

 Que cet hommage rejoigne toutes celles et tous ceux qui conjuguèrent leurs efforts pour libérer la France. Les Français Libres, venant de métropole, d’Afrique, des Antilles ou d’ailleurs, qui se rassemblèrent sous la croix de Lorraine ; les Résistants de l’intérieur, de toutes convictions, de toutes conditions, qui choisirent de mener le combat sur le territoire national au sein de réseaux, de mouvements, de maquis ; les Françaises et les Français qui, déposant une gerbe devant un monument aux morts un 11 novembre, cachant une famille juive menacée de déportation, distribuant des tracts devant les universités, gravant à la craie des croix de Lorraine sur les murs, entraient en guerre contre la barbarie nazie.

 En cette année de commémoration du 70e anniversaire de la Libération de la France, nous pensons tout particulièrement à ceux qui débarquèrent sur les côtes normandes et provençales avant d’engager la marche sur Paris. Beaucoup s’étaient déjà illustrés à Bir Hakeim, à El-Alamein, dans la Campagne de Tunisie, dans celle d’Italie. Nous pensons aussi à toutes celles et tous ceux qui, de l’intérieur, accompagnèrent leur combat, dans chaque ville et village de France.

 Ce sont tous ces combattants qu’a salués le général de Gaulle dans son discours le 15 mai 1945, quand, après avoir évoqué le chemin parcouru depuis le 18 juin 1940, il affirmait : "Votre exemple est aujourd’hui la raison de notre fierté. Votre gloire sera, pour jamais, la compagne de notre espérance". Que cet exemple continue toujours à nous habiter.