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Cérémonie du 111ème anniversaire du combat d’El Moungar au 2ème Régiment Étranger d’Infanterie

 

Cette cérémonie a été présidée par le Général de division Jean Maurin, commandant la Légion étrangère en présence du Général Pierre Gillet, commandant la 6ème BLB et Délégué Militaire Départemental, du Général Yves Derville (2ème S), de Yvan Lachaud, Président de Nîmes Métropole, de Franck Proust, député européen et 1er adjoint au Maire de Nîmes ainsi que de Monique Boissière, Conseillère municipale déléguée à l'armée et R*- au monde combattant de la Ville de Nîmes.

 Le 2ème Régiment Étranger d’Infanterie a ainsi rendu hommage aux victimes qui avaient subi l’assaut de 400 dissidents marocains dans le Sud Oranais en 1903. Les combats avaient duré huit heures et 36 des 113 légionnaires de la 22ème compagnie montée du 2ème REI avaient été tués.

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ORDRE DU JOUR N°02

Officiers, sous-officiers, caporaux-chefs, caporaux, clairons et légionnaires,

Du 2ème Régiment Etranger d’Infanterie

Il y a cent onze ans, la 22ème compagnie montée du 2ème Etranger recevait pour mission d’escorter un convoi logistique dans les confins du sud oranais en Algérie. L'attaque de ce convoi puis la défense acharnée des légionnaires, remplissant jusqu'au bout et avec succès leur mission, malgré les pertes, a fait entrer le nom d'El Moungar dans la prestigieuse histoire militaire de la France et de la Légion étrangère.

Cent onze ans plus tard nous voici aujourd’hui rassemblés ici à Nîmes, autour de votre drapeau en union de pensées avec votre chef de corps et vos camarades déployés actuellement en République Centrafricaine, pour commémorer El Moungar et nous rappeler les intemporelles vertus légionnaires mises en avant au cours de ce combat.

Continuer à célébrer El Moungar aujourd’hui, c’est d’abord se souvenir que, quelles que soient les époques et les organisations, notre finalité de soldat au service de la France ne change pas : elle est de vaincre au combat afin de remplir la mission confiée. C’est pourquoi le sacrifice du capitaine Vauchez, du lieutenant Selchauhansen et des trente-huit sous-officiers et légionnaires tués au cours du combat d’El Moungar n’a pas été vain. Il continue de servir d’exemple à chacun d’entre nous.

Les hommes du capitaine Vauchez ont porté au plus haut les valeurs de solidarité et de courage, de rigueur et de discipline, de sacrifice et d’abnégation. Dans les conflits durs et difficiles d’aujourd’hui mais aussi dans ceux imprévisibles de demain, nous devons plus que jamais demeurer fidèles à ces valeurs. Elles doivent continuer à nous guider au service de la France car ce sont celles qui forgent notre esprit de corps, cet indispensable supplément d’âme qui permet l'impossible quand tout semble perdu.

N’oublions jamais que le succès n’arrive que s’il est précédé par l’effort et le dépassement de soi. Cela signifie que l’excellence n’est pas un statut mais un défi quotidien et que la priorité de chacun d’entre nous, quels que soient notre fonction et notre grade, doit rester de s’entrainer inlassablement au combat pour vaincre là où la France nous engagera et nous le demandera. Cela signifie que la discipline librement consentie ; la fraternité d'armes par-delà les distinctions de nationalité, de race ou de religion ; le courage ; la force morale ; le culte de la mission et de la parole donnée doivent demeurer notre marque de fabrique quels que soient l’engagement demandé et le prix à payer.

Dans quelques instants en écoutant au garde-à-vous le récit du combat d’El Moungar par un lieutenant du régiment, renouvelons nos promesses de servir la France avec honneur et fidélité.

Cadres et légionnaires du 2ème Etranger continuez à « être prêt », continuez à faire honneur à la Légion étrangère en demeurant cette force combattante d’exception sur laquelle la France sait pouvoir compter, s’il le faut jusqu’au sacrifice ultime.

Vive le 2ème Etranger ! Vive la Légion étrangère !