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L’État aide Pont-Saint-Esprit à redynamiser son centre ancien

 
Mardi 10 novembre, Didier Martin, Préfet du Gard, accompagné d’André Horth, Directeur Départemental des Territoires et de la Mer (DDTMDirection Départementale des Territoires de la Mer) et de Jacques Dreyfus, Directeur su Service Territorial d’Architecture et du Patrimoine (STAPService Territorial de l'Architecture et du Patrimoine) ont visité le centre ancien de la commune de Pont-Saint-Esprit, notamment la place de l’ancienne mairie, la place Saint-Pierre, la rue Bruguier-Roure, le chantier de restauration du Prieuré Saint-Pierre, etc..

A l’issue de cette visite, le Préfet du Gard a procédé avec Roger Castillon, Maire de Pont-Saint-Esprit et Jean-Christian Rey, Président de l’Agglomération du Gard Rhodanien, à la signature de la Convention Centres-Bourgs, dispositif de revitalisation des Centres Bourgs exerçant des fonctions de centralité pour leur bassin de vie.

 En effet, le Gouvernement a lancé en juin 2014 un dispositif expérimental visant à conforter la présence de centres-bourgs dynamiques et animés, dans les campagnes et dans les zones périurbaines.

 Ce programme de revitalisation des centres-bourgs s’est adressé :

  • aux communes rurales qui connaissent un déclin démographique confrontées à une dévitalisation de leur centre, souvent accompagnées d’un développement de zones pavillonnaires périphériques ;
  • aux communes gagnées par la périurbanisation

Environ 300 centres-bourgs éligibles à ce dispositif ont été invités à déposer leurs candidatures qui ont été examinées par un jury national. Cinquante lauréats ont été sélectionnés par le Gouvernement le 20 novembre 2014.

 Dans le Gard, la commune de Pont-Saint-Esprit, en lien avec la Communauté d’Agglomération du Gard Rhodanien, a été lauréate et va bénéficier à ce titre de crédits spécifiques de l’État sur les six prochaines années.

 D’une part, ces aides permettront à la commune de Pont-Saint-Esprit de se doter de l’ingénierie nécessaire à la conception et à la mise en œuvre du projet de revitalisation du centre-bourg. Une première convention en vue de la mobilisation de ces crédits a déjà été signée avec la commune le 3 août dernier pour attribuer une subvention de 262 500€.

 D’autre part, ces subventions viendront accompagner les propriétaires occupants et les bailleurs dans leurs projets de réhabilitation du parc privé dans le cadre des interventions de l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) : la convention signée le 10 novembre vise notamment à la mise en œuvre des aides, à hauteur de 3 millions d’euros.

 

Cette convention est complémentaire des autres actions impulsées par la municipalité de Pont-Saint-Esprit : création d’un secteur sauvegardé (loi Malraux), entretien et restauration du riche patrimoine historique et signature du contrat de ville en juillet 2015.

Ces travaux vont concourir à la production d’une offre nouvelle en centre ancien à la fois de qualité et accessible, tout en traitant durablement les phénomènes d’indignité et en participant à la production d’un parc économe en énergie.

Les interventions avec l’ANAH viseront, sur la durée de la convention (6 ans), la réhabilitation de 160 logements du centre ancien de Pont-Saint-Esprit.

Au-delà d’une participation active à la redynamisation de ce territoire, la mobilisation de ces aides aura un impact notable sur la situation de l’emploi local en permettant de générer plus de 8 millions d’euros de travaux dans le bâtiment qui induiront la création d’environ 160 emplois non délocalisables.

 Enfin, pour les particuliers, parmi les mesures déployées en faveur de la revitalisation des centres bourg figure le dispositif du prêt à taux zéro (PTZ) pour la réhabilitation des logements à toutes les communes rurales. Il apporte de meilleures conditions de financements aux personnes souhaitant acquérir leur première résidence.

 Dans le Gard, 286 communes seront éligibles (cf. carte jointe). Ces communes gagneront ainsi en attractivité et obtiendront un nouveau levier pour réhabiliter leurs centres-anciens, tout en évitant de consommer des terres agricoles.

Parallèlement, l’obligation d’occupation du logement en tant que résidence principale, actuellement fixée à 25 ans, sera réduite à 6 ans. Passé ce délai, les ménages auront la possibilité notamment de mettre leur logement en location libre ce qui aura un impact bénéfique sur la mobilité géographique et donc sur la fluidité du marché de l’emploi.

 Cette mesure devrait permettre ainsi la création de 15 000 emplois dans le secteur du bâtiment, chaque opération conduisant à 50 000 euros de travaux en moyenne.