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L’atelier des territoires réunit les élus des communes situées entre Montpellier et Nîmes

 
A l’initiative de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREALdirection régionale de l'environnement de l'aménagement et du logement) du Languedoc-Roussillon, des Directions Départementales des Territoires et de la Mer (DDTMDirection Départementale des Territoires de la Mer) de l’Hérault et du Gard, les élus des communes et intercommunalités situées entre Montpellier et Nîmes ont participé en 2013 à un «atelier des territoires» destiné à construire « une vision partagée de leur territoire »

Un séminaire de restitution a eu lieu le 8 décembre 2014 à Sommières en présence du Préfet du Gard, représentant le Préfet de Région, et du Secrétaire Général de la Préfecture de l’Hérault. Une centaine de personnes ont assisté à cette rencontre.

Une "feuille de route" identifie les réflexions complémentaires que les élus pourraient, s’ils le souhaitent, engager pour prolonger la démarche.

 

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Allocution d'ouverture du Préfet du Gard

Atelier des Territoires Languedoc-Roussillon

Séminaire régional de restitution du 8 décembre 2014

Monsieur le maire de Sommières,

Messieurs les Présidents de Communautés d’Agglomération

Messieurs les Présidents de Communauté de Communes

Mesdames et messieurs les élus,

Mesdames et messieurs les présidents, directeurs, chefs de l’Etat,

Mesdames et messieurs,

Je suis très heureux d’être aujourd’hui avec vous, ici à Sommières, à l’occasion de la restitution d’une démarche importante dans laquelle vous vous êtes engagés collectivement il y a quelques mois.

Cette restitution aurait du avoir lieu fin septembre sous la présidence du préfet de région mais les intempéries en avaient décidé autrement. Pierre de Bousquet regrette de ne pouvoir être des notres ce jour et m’a demandé de prononcer en son nom cette allocution d’ouverture. Je le fais bien volontiers, en présence notamment d’Olivier JACOB, SG de la préfecture de l’Hérault, sous-préfet de l’arrondissement de Montpellier que je remercie de sa présence.

Cette démarche, c’est l’atelier des territoires qui a été lancé ici même, le 22 mai 2013, avec la participation de 71 communes situées dans un vaste quadrilatère allant de Nîmes à Montpellier et du littoral jusqu’à Sommières.

Impulsée au plan local par le DREALdirection régionale de l'environnement de l'aménagement et du logement et les DDTMDirection Départementale des Territoires de la Mer 34 et 30 ici présents, l’atelier des territoires est une démarche participative qui a été proposée par le ministère de l’Égalité des territoires et du Logement pour favoriser une réflexion qui dépasse les frontières administratives et qui s’appuie d’abord sur les réalités du terrain.

Le présent atelier des territoires fait partie des 5 sites qui ont été sélectionné au terme d’un appel à projet national. Le territoire entre Nîmes et Montpellier a été retenu en raison de son étendue – plus de 1 000 km² – et de la multiplicité des périmètres impliqués : 2 départements, 8 intercommunalités et 4 SCOT.

Autant le dire tout de suite : c’était un défi de vouloir construire une vision partagée, à une telle échelle et en présence d’une telle multiplicité de points de vue.

Mais c’était aussi l’objet de la démarche que de chercher à jeter des ponts supplémentaires entre les périmètres de travail usuels et dont il est toujours difficile de s’écarter. Avec comme bénéfice possible, le repérage de problématiques communes et d’articulations nouvelles.

Cette démarche qui vous a mobilisés en plusieurs endroits et à trois stades entre juin et novembre 2013 vous a permis de vous réunir une bonne dizaine de fois avec l’appui d’un groupement pluridisciplinaire de bureaux d’étude (architecture, urbanisme, paysage, mobilité, environnement, programmation urbaine, économie), qui avait été mis à votre disposition par la DREALdirection régionale de l'environnement de l'aménagement et du logement.

Ce n’était pas facile pour autant.

En effet, une réflexion relativement informelle, à l’écart des procédures bien codifiées de l’aménagement, n’en constitue pas moins néanmoins une véritable mise à l’épreuve, car la démarche suivie supposait que chacun accepte d’exposer ses projets devant ses voisins, au risque de faire ressortir des doublons ou des manques, selon les cas.

Il a été ainsi beaucoup question dans les ateliers de foncier, de concurrence entre zones d’activité ou encore de mobilité.

Pour vous, élus de ce territoire « entre Montpellier et Nîmes», l’atelier des Territoires a été une opportunité de prendre collectivement le temps de la réflexion, sans être contraints par le délai d’un projet ou d’une procédure. Vous disposez aujourd’hui d’un ensemble d’analyses qui pourront vous servir quand vous aurez à préparer les orientations ou les projets d’aménagement, aux différentes échelles de vos territoires.

Cependant, il ne faudrait pas croire que l’État ait voulu donner des leçons et dicter l’initiative locale : dans une république décentralisée, chacun doit rester à sa place.

Les services de l’État, en l’espèce la DREALdirection régionale de l'environnement de l'aménagement et du logement et les deux DDT du Gard et de l’Hérault, n’étaient que les adjuvants du travail commun. Le rapport qui va nous être présenté tout à l’heure ne fait donc que porter témoignage des interrogations et des pistes de travail que vous avez discutées entre vous tout au long des ateliers.

En termes de méthode, ce rapport fait toucher du doigt que dans une période où les moyens de l’action publique sont de plus en plus comptés, il importe de limiter les approches segmentées, souvent génératrice de surcoûts.

Sur le fond, c’est un fait cependant que l’atelier des territoires a fait émerger plusieurs pistes de travail, qu’il s’agisse d’approfondir des problématiques ou de zoomer sur certains territoires. Par exemple, la promotion de l’axe Vidourle et la recomposition urbaine autour de la RN 113.

Ces différentes pistes de travail forment ensemble ce qu’il a été convenu d’appeler une « feuille de route » dont les divers éléments nous seront exposés dans un moment.

Mais encore une fois, je voudrais insister sur le fait que cette feuille de route ne constitue en aucune manière une « liste de courses » assignées par l’État. Cette feuille de route n’est que le recueil de quelques opportunités de travail par rapport auxquelles les collectivités se détermineront librement.

En particulier, je voudrais préciser que, même s’il a un point de vue, l’Etat « ne se mêle pas » de la gouvernance des territoires : concrètement cela signifie que l’atelier des territoires a bénéficié du soutien de l’Etat parce que ce dernier a considéré, sans arrière pensée, que les enjeux du territoire entre Nîmes et Montpellier justifiaient qu’un soutien exceptionnel soit apporté à une réflexion collective, mais les suites restent nécessairement à la discrétion des collectivités les premières concernées.

Soyons plus clairs encore : l’atelier des territoires apporte certes beaucoup d’éléments de compréhension des territoires situés entre Nîmes et Montpellier. Mais, il ne saurait préjuger des approches et des initiatives que les collectivités et leurs élus pourraient prendre, si c’est leur choix, pour organiser un pôle métropolitain.

Pour conclure, je suis convaincu que vous avez eu raison de vous saisir de cette opportunité : vous avez eu raison de participer à l’Atelier des Territoires. Et vous avez raison d’être présents aujourd’hui pour réfléchir aux multiples prolongements possibles de cette démarche.

La suite est à votre main et l’État, pour ce qui le concerne, fera tout ce qui est en son pouvoir pour continuer à vous accompagner.