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Opération de piégeage de sanglier en milieu périurbain en présence du préfet du Gard

 
 
Mardi 14 mars 2017, dans le cadre de la lutte contre la surpopulation de sangliers, le préfet du Gard a assisté à une opération de piégeage de sanglier (avec l’utilisation de cage-piège) en milieu périurbain, en présence de lieutenants de louveterie et de Lydia Vautier, directrice-adjointe de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTMDirection Départementale des Territoires de la Mer).

Le département du Gard a payé en 2016 un lourd tribut au sanglier : 3 accidents mortels sur les routes et le doublement du montant des dégâts agricoles, sans oublier les atteintes aux biens des particuliers ou des collectivités.

C’est la raison pour laquelle, le préfet du Gard a décidé d’engager toutes les actions possibles pour réguler les populations de ce mammifère, en partenariat avec la Fédération des Chasseurs du Gard, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, la Chambre d’Agriculture du Gard et les lieutenants de louveterie.

Parce que la chasse n’est pas parvenue à faire baisser les populations de sangliers, le Préfet du Gard a décidé d’intensifier les interventions administratives afin de rétablir l’équilibre agro-sylvo-cynégétique (soit réguler le gibier pour limiter les dommages aux récoltes).

Trois types d’interventions administratives complémentaires sont réalisées :

La battue administrative : Comme la battue classique de chasse, elle a lieu de jour. Des traqueurs aidés de chiens "lèvent" le sanglier hors de son gîte et le rabattent vers des lignes de tireurs postés. Les battues sont signalées par des panneaux, et les participants équipés de gilets orange. La battue est efficace en milieu boisé où elle permet de débusquer le sanglier hors de sa "remise".

Les tirs de nuit : Postés sur des véhicules 4*4 équipés de phares, les lieutenants de louveterie (et eux seuls) abattent les sangliers sortis la nuit pour se nourrir. Efficaces en milieu ouvert et dégagé (plaine agricoles), les tirs de nuit permettent de détruire les sangliers qui se nourrissent au sein des cultures.

La cage-piège : Cette grande cage est équipée d’un appât (maïs). Lorsqu’il rentre à l’intérieur de la cage, le sanglier déclenche un mécanisme qui referme la porte. Ainsi piégé, le sanglier sera ensuite abattu par un lieutenant de louveterie.

La cage-piège n’est pas en elle-même un piège tuant ou mutilant l’animal, à la différence des collets ou des pièges à mâchoires ; sa dimension et l’appât utilisé la rendent sélective quant aux animaux piégés. En cas de piégeage accidentel d’un autre animal, celui-ci pourra être relâché sans dommage.

La cage-piège est utilisée lorsque ni les battues ni les tirs de nuit ne sont envisageables pour des raisons de sécurité, notamment dans des milieux urbains ou péri-urbains ou à proximité des infrastructures de transport.

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