Actualités

Signature du nouveau plan de sécurisation des exploitations agricoles

 
Vendredi 17 février 2017, Didier Lauga, préfet du Gard, a assisté à la session de la chambre d’agriculture du Gard avant de signer avec Eric Maurel, procureur de la République prés le tribunal de grande de Nîmes et Dominique Granier, président de la chambre d’agriculture du Gard, le nouveau plan de sécurisation des exploitations agricoles.

Étaient également présents lors de la signature de cette convention : le colonel Stéphane Lacroix, commandant du groupement de gendarmerie du Gard, Jean-Pierre Sola, Directeur Départemental de la Sécurité Publique du Gard et Carl Accettone, directeur de cabinet du préfet du Gard.

La délinquance dans les exploitations agricoles est un phénomène récent. Entre 2009 et 2014, le nombre d’infractions constatées sur l’ensemble du territoire national n’a cessé d’augmenter. Selon l’Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales (ONDRP), en juillet 2014, le chiffre record de 11700 vols sur 12 mois était enregistré. Depuis, le nombre de vols enregistré est en baisse constante au niveau national.

Ce phénomène touche essentiellement la zone gendarmerie même si la zone police est aussi concernée à Nîmes avec la présence d’exploitations maraîchères.

En 2016, les forces de l’ordre ont enregistré 212 vols dans le département du Gard (soit -21 % par rapport à l’année 2013 où 267 faits avaient été recensés). En 2015, 209 faits avaient été constatés.

La période la plus impactée est celle entre mars et juin, lorsque les agriculteurs sont les plus occupés et que les systèmes d’irrigation sont posés. 

Les objets les plus convoités sont ceux que l’on trouve dans les champs, en particulier les outils d’irrigation (asperseurs, pompes, tuyaux) et les clôtures électriques, qui représentent près d’un tiers des vols à eux deux. L’outillage ainsi que les hydrocarbures sont également visés.

Concernant les vols d’animaux et de fruits et légumes, les préjudices sont très variables, allant de quelques pièces dérobées à plusieurs tonnes. Le préjudice pour les vols d’arbres est souvent élevé avec des vols de plusieurs dizaines d’oliviers ou de chênes truffiers.

Le plan d’actions s’oriente autour 3 axes : la prévention, la protection et l’intervention.

La prévention

Mesure n°1 : Campagnes de prévention – recherche du renseignement renforcée

Les syndicats agricoles et la chambre d'agriculture sensibiliseront et encourageront leurs adhérents à la systématisation du dépôt de plainte qui permet une meilleure remontée d'informations et une orientation des patrouilles.

Mesure n°2 : Améliorer les échanges entre les forces de sécurité et le monde agricole

Un référent au sein du groupement de gendarmerie départementale est désigné pour assurer la centralisation des plaintes (. Les données recoupées permettront d’établir une cartographie spécifique pour orienter les patrouilles stratégiquement.

Parallèlement, chaque syndicat agricole désignera également un référent chargé de transmettre régulièrement les informations à la gendarmerie.

Mesure n°3 : Promouvoir le lien forces de l'ordre / agriculteurs

Les forces de l'ordre (police et gendarmerie) participeront aux réunions cantonales d'informations délocalisées organisées par la profession agricole. Ces réunions seront l’occasion de transmettre des conseils de prévention et de conduite à tenir.

La protection

Mesure n°4 : Améliorer la prévention situationnelle

Les référents et correspondants sûreté de la gendarmerie seront mobilisés afin d'établir des consultations de sécurité sur les exploitations agricoles à fort enjeu économique (caves, serres...) et ainsi diffuser une culture de la prévention technique de la malveillance.

Mesure n°5 : Extension de la vidéo-protection aux zones faiblement urbanisées

Les élus des communes les plus impactées par le phénomène seront encouragés à installer des caméras sur la voie publique afin de surveiller les axes de fuite.

Mesure n°6 : Adaptation au monde agricole de dispositifs d’alertes existants

En partenariat avec la chambre d'agriculture et les syndicats de la profession agricole, un système d’alerte par SMS dénommé « Alerte Agri 30 » a été mis en place.

L’intervention

Mesure n°7 : Améliorer la réactivité des forces de l’ordre lors de leurs interventions

Il sera fréquemment rappelé à la profession agricole, à l’occasion des réunions cantonales par exemple, la nécessité de contacter le 17 ou le 112 en cas d'urgence ou de flagrant délit et à ne pas intervenir personnellement.

Mesure n°8 : Développer la police technique et scientifique

Dans la mesure du possible, les opérations de police technique et scientifique seront systématiquement mises en œuvre après la commission des vols. Une attention particulière sera portée sur la qualité et le volume des traces prélevées sur les scènes d’infraction.

Mesure n°9 : Lutter contre le recel

Des opérations « coup de poing » seront réalisées en lien avec les référents « recel » de la section de recherches et de la sûreté départementale.

La Direction Départementale de la Protection des Populations effectuera des contrôles ciblés de stands de vente de fruits et légumes en bordure de routes afin notamment de vérifier l’origine des produits et la garantie des mentions affichées par les vendeurs.

C44YTODVMAAk9vK_002

--

C44YTSNVMAA16Q2_003