Lutte contre les violences faites aux femmes (5ème Plan national)

 
 

Depuis 2012, le Gouvernement agit avec détermination pour faire reculer les violences faites aux femmes et mieux protéger les victimes.

Des progrès considérables ont été réalisés grâce au 4ème plan de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes (2014-2016). Les violences sont mieux repérées et les victimes mieux prises en charge : le 3919 écoute et oriente toujours plus de femmes (50 000 appels par an en moyenne) ; 327 lieux d’écoute de proximité sont recensés ; 1550 places d’hébergement ont été créées (94% de l’objectif à atteindre en 2017) ; 530 téléphones grave danger (TGD) ont été déployés dans les territoires ; plus de 300 000 professionnel.le.s ont été formé.e.s. Les violences faites aux femmes sont désormais mieux connues et davantage dénoncées. La tolérance sociale diminue.

Néanmoins, les violences demeurent massives. Chaque année, 223 000 femmes sont victimes de violences conjugales et seulement 14% portent plainte.

En 2015, 122 femmes sont décédées sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon. Chaque année, 84 000 femmes sont victimes de viol.

En 2014, 1075 personnes ont été condamnées pour viol.

La persistance de ces violences est intolérable non seulement car elles bafouent les droits et la dignité des femmes, mais aussi car elles sont le premier obstacle à l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Ce constat appelle un engagement sans relâche de la part de l’État et de toutes les actrices et acteurs qui participent à cette politique.

Le 5ème plan de mobilisation et de lutte contre les violences (2017-2019) permettra à toutes les femmes victimes de violences, d’accéder à leurs droits, le droit d’être protégées, le droit d’être accompagnées, pour sortir des violences et se reconstruire. Pour cela, le plan fixe trois objectifs, dont l’atteinte sera évaluée par le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes.

1. Assurer l’accès aux droits et sécuriser les dispositifs qui ont fait leurs preuves pour améliorer le parcours des femmes victimes de violences (violences conjugales, sexuelles, psychologiques, etc.) :

    a. Afin de faciliter davantage la révélation des violences, le 3919 et le dispositif des intervenant.e.s sociaux.ales dans les commissariats et brigades de gendarmerie seront consolidés, la formation des professionnel.le.s (médecins, policier.e.s, gendarmes et nouveau : sapeur-pompier.e.s) qui constituent le premier recours des femmes victimes de violences sera systématisée.

    b. Afin de mettre les victimes à l’abri, parfois dans l’urgence, les lieux d’écoute de proximité seront renforcés (plus grande amplitude horaires), l’offre d’hébergement d’urgence sera amplifiée pour parvenir à 4 900 places dédiées aux femmes victimes de violences (+2 000 sur la durée des 4ème et 5ème plans) et les dispositifs de protection dans l’urgence (éviction du conjoint, ordonnance de protection et TGD) seront davantage et mieux mobilisés.

    c. Afin de permettre la reconnaissance des violences subies et la condamnation des conjoints violents, les autorités judiciaires seront systématiquement informées des faits déclarés, le constat de preuve sera facilité et les professionnel.le.s de la justice seront formé.e.s à cet effet. Une réflexion sera engagée sur les conditions de dépôt de plaintes des victimes de viol et sur les délais de prescription.

     d. Afin d’accompagner les victimes vers une réelle autonomie, une offre de soins psychotraumatiques sera développée et l’accompagnement à l’insertion professionnelle sera adapté.

Dans le GARD, si vous êtes victime de violences ou si vous êtes témoin d’une femme victime de violences, vous pouvez vous adresser :

NUMERO D’APPEL URGENCE POLICE – GENDARMERIE : 17 (ou le 112 d’un portable, appel gratuit).

Vous avez besoin d’un hébergement en urgence, appelez le 115, appel gratuit 24h/24 et 7j/7.

Vous avez besoin de soins en urgence, appelez le 15

Dans le Gard

Référente du dossier à la DDCS  du Gard: Sandrine BONNAMICH
mail : sandrine.bonnamich@gard.gouv.fr  
tel : 04.30.08.61.46

Une femme sur dix, victime de violence, porte plainte, et dans un cas sur cinq, la femme victime d’une violence physique ou sexuelle au sein du ménage en parle pour la première fois lorsqu’on l’interroge pour une enquête.

Plus d’une femme sur sept se sent en insécurité dans son quartier et une femme sur dix ne se sent pas toujours en sécurité dans son propre domicile.

Seule une femme battue sur dix, dépose aujourd'hui plainte. Et même parmi celles qui poussent la porte d'un commissariat, une moitié seulement porte effectivement plainte. Pour l'autre moitié, la protection qu'apporte une procédure pénale butte encore trop souvent sur des situations inextricables : contraintes familiales, souci de protéger les enfants, l'absence de logement ou peur. Il est de la responsabilité de l’Etat de lever ces contraintes et de permettre aux femmes d'être protégées soit par la voie pénale, soit par la voie civile, comme le dispositif de l'ordonnance de protection le permet désormais.

Les violences faites aux femmes sont l'une des premières pathologies de la société.

VIOLENCES CONJUGALES INFO : 3919, ce numéro destiné aux femmes victimes de violences, ainsi qu’à leur entourage et aux professionnels concernés. C’est un numéro d’écoute national et anonyme. Il est accessible et gratuit depuis un poste fixe. Le numéro est ouvert du lundi au samedi, de 8h à 22h et les jours fériés de 10h à 20h (sauf les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre).Le 3919 n’est pas un numéro d’appel d’urgence.

Vous pouvez porter plainte ou déclarer les faits sur une main courante ou un procès verbal de renseignements judiciaires auprès des services de police ou de gendarmerie, mais également déposer plainte auprès du Procureur de la République auprès du TGITribunaux de grande instance de Nîmes ou d’Alès.

Vous souhaitez un accompagnement juridique ou vous souhaitez être accompagnée pour sortir de cette situation de violences conjugales, vous pouvez vous adresser au :

  • CIDFF du Gard, 20, rue de Verdun à Nîmes – Tél. : 04 66 38 10 70 du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30.
  • Association « La Clède » - service AGFAS, 8, rue Romain Rolland à Alès Tél : 04 66 86 01 73 ou 06 45 26 99 14 du lundi au vendredi de 9 h à 18 h.

 Vous souhaitez simplement obtenir des renseignements, vous pouvez consulter le site internet suivant : http://www.stop-violences-femmes.gouv.fr/