Schéma départemental de lutte contre les violences faites aux femmes dans le Gard : lancement de la démarche

 
 
Ce groupe de travail est composé de magistrats, de forces de l'ordre, d'élus, d'une représentante du barreau et des acteurs publics de la vie locale et associative.

Le mardi 28 mai 2013, le groupe de travail de lutte contre les violences faites aux femmes (sous-groupe du conseil départemental de prévention de la délinquance) a été réuni par Hugues Bousiges, Préfet du Gard. Ce groupe est composé de magistrats, de forces de l'ordre, d'élus, d'une représentante du barreau et des acteurs publics de la vie locale et associative.

L'objectif de cette réunion était de réagir à l'augmentation alarmante des faits signalés aux forces de l'ordre dans le département en lançant la rédaction d'un schéma départemental d'organisation.

Au niveau national, c'est plus de 500 000 femmes qui se déclarent victimes de violences physiques ou sexuelles au sein du ménage, une femme sur dix qui se sent en insécurité dans son propre domicile et un décès tous les deux jours et demi lié à ces violences.

Dans le Gard, une augmentation des femmes victimes de violences est constatée pour le premier trimestre 2013. En zone gendarmerie, on note deux faits de violence intra-familiale par jour (le plus souvent la nuit). En zone police, les différends entre époux donnant lieu à main courante ont augmenté de 41 % entre 2009 et 2012 et les violences sexuelles de 67 % sur la même période.

L'augmentation des chiffres est inquiétante et rassurante : inquiétante car il s'agit d'un phénomène quotidien difficile à appréhender, et rassurante car on peut également lire cette hausse comme le résultat d'une plus grande dénonciation des faits.

L'ensemble des participants a souhaité opérer une prise de conscience locale afin que les femmes victimes de violences n'aient plus honte d'en parler.

Le schéma départemental d'organisation a pour but de mieux faire connaître les dispositifs existants dans le Gard (accueils de jours, permanences téléphonique, structures associatives ou publiques) et de compléter ou d'améliorer ces dispositifs. Il a ainsi été proposé de lancer une étude de victimisation, de créer une plaquette d'information départementale signalant l'ensemble des points d'aide et d'écoute destinés aux femmes victimes et de renforcer les mesures de protection envers ces femmes, (notamment pour leur hébergement ou logement).

Enfin, il a été acté que la prochaine journée (nationale) dédiée à ce sujet, qui aura lieu le 25 novembre prochain, serait consacrée dans le Gard aux échanges et à la formation des professionnels qui sont confrontés à cette forme de détresse humaine (policiers et médecins).

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